Assemblée primaire du 16 juin 2026
L'Assemblée primaire de la Commune de Crans-Montana s'est tenue hier. Nous y étions dès l'ouverture des portes avec mon épouse. L’atmosphère était pesante. J'ai été surpris par la faible participation...
L'information sur la tragédie du 1er janvier 2026 ne m'a pas fortement impressionné. Le président a lu son texte, plus ou moins bien ficelé, en présentant enfin des excuses au nom du Conseil municipal et en promettant un mémorial en l'honneur des victimes.
Ont suivi plusieurs interventions, notamment le cri du cœur d'une maman dans la peine, porté par un lecteur. Le magnifique texte lu nous a replongés au cœur du drame et de l'émotion !
Je relève une intervention que j'ai particulièrement appréciée, celle de Monsieur Patrice Clivaz, qui nous a rappelé nos responsabilités de souverain et qui s'est excusé en notre nom à tous !
Puis est venu le point trois de l'ordre du jour : l'approbation du procès-verbal de l'Assemblée primaire du 16 décembre 2025. J'ai pris la parole à ce moment-là afin d'informer l'assemblée de mes démarches visant à obtenir une correction, ainsi que du refus du Conseil municipal d'entrer en matière. Mes interventions n'ayant sciemment pas été consignées convenablement afin qu'elles perdent leur sens, ce sens moral qui faisait tant défaut avant le drame et que ce dernier, pourtant immense, n'a pas suffi à faire revenir dans le cœur de nos élus, plus particulièrement et plus notablement dans celui du président !
Ce sens moral qui fait tant défaut d’où nous vient-il donc ?
L’actrice et auteure Candace Cameron Bure a récemment partagé ses réflexions sur l’importance de voir un président s’engager publiquement dans les Écritures, décrivant le moment comme historique et significatif pour de nombreux Américains qui apprécient la foi dans la vie publique.
Bure, qui a longtemps été ouverte sur ses croyances chrétiennes, a déclaré que les démonstrations publiques de lecture de la Bible par les dirigeants nationaux résonnent avec les personnes qui croient que la foi joue un rôle important dans la formation du caractère, de la prise de décision et de la responsabilité morale. Ses commentaires ont rapidement suscité des discussions sur les médias sociaux, les partisans louant le message tandis que d’autres ont débattu de la relation entre la foi personnelle et le leadership politique.
Tout au long de l’histoire américaine, de nombreux présidents ont parlé ouvertement de leurs croyances religieuses et du rôle que la foi a joué dans leur vie. Bien que leurs convictions personnelles aient varié, les références à la prière, aux Écritures et à la dépendance à Dieu sont souvent apparues en période de célébration nationale, de crise et de réflexion.
Pour de nombreux chrétiens, voir un leader lire publiquement la Bible est important parce qu’elle met en évidence l’influence durable de l’Écriture sur les individus et la société. Les partisans considèrent de tels moments comme des rappels que la sagesse spirituelle et la direction morale restent pertinentes dans un monde de plus en plus complexe.
D'autres soulignent que les actions et le caractère d'un leader comptent finalement plus que les expressions publiques de la foi. La conversation reflète une discussion plus large sur la façon dont les croyances personnelles se croisent avec la fonction publique et le leadership.
Indépendamment d’opinions divergentes, l’événement a ravivé les conversations sur la place de la foi dans la culture américaine et le rôle que les valeurs religieuses continuent de jouer dans la vie de millions de citoyens.
Pour les croyants, le moment sert de rappel que la Parole de Dieu continue d’influencer les gens de tous les horizons, y compris ceux qui servent dans des postes de direction et de responsabilité.

J'aimerais moi aussi voir notre président s’engager publiquement dans les Écritures, la foi dans la vie publique doit revenir.
Toutes nos actions doivent êtres guidées par la main puissante de Dieu lorsque nous l’oublions des drames surviennent!!!
Ce n'est pas Dieu qui les provoque mais l'absence de Dieu qui nous conduit dans l'enfer et les flammes.
Nous devons revenir à Dieu et notre chère destination sera restaurée!
Je rêve de grandeur pour Crans-Montana.
A la sotie nous sommes tombés dans les bras d'une maman qui nous à présenté son fils tristement décédé, Trystan ! Soyez bénie Madame et consolée par le très haut, car vous le reverrez bientôt!
Assemblée primaire du 16 juin 2026L'Assemblée primaire de la Commune de Crans-Montana est convoquée le mardi 16 juin 2026 à 19h00 à la salle polyvalente de Martelles à Chermignon-d’en-Bas (ouverture des portes à 17h30) L'ordre du jour est le suivant :
- Ouverture de l'assemblée, désignation des scrutateurs et contrôle des présences.
- Information sur la tragédie du 1er janvier 2026.
- Approbation du procès-verbal de l’Assemblée primaire du 16 décembre 2025.
- Présentation des coûts finaux de construction et rénovation de l'EMS intercommunal Le Christ-Roi.
- Approbation du crédit d'engagement complémentaire de CHF 2 mios pour l'EMS intercommunal Le Christ-Roi.
- Présentation des comptes 2025.
- Information sur les comptes 2025 de la Société des Parkings de Crans-Montana SA.
- Rapport de l’organe de contrôle.
- Approbation des comptes et décharge aux organes.
- Divers.
Dépliant tout-ménage iciLes citoyennes et citoyens de la Commune de Crans-Montana habilités à voter sont invités à se présenter suffisamment tôt, munis d’une pièce d’identité valable afin de faciliter le contrôle à l’entrée. Afin de réserver les places pour les habitants ayant le droit de vote, les autres personnes sont invitées à suivre les délibérations sur les écrans mis à disposition à l’extérieur de la salle. Seuls les représentants des médias accrédités sont autorisés à entrer dans la salle (nombre de places restreint).
WAF / Actualité du 16 mai 2026
PS : Illustration générée par l’IA.

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Moshe Barras-Bonvin
CRANS-MONTANA : POURQUOI RACHETER LES TERRAINS DU GOLF, ET SURTOUT MAINTENANT ?
Il y a une question que personne ne pose officiellement.
Pas les élus. Pas les communicants. Pas les communiqués.
Pourquoi maintenant ?
Les terrains du golf appartiennent à des privés depuis 1911. Cent quatorze ans. Les communes ont vécu avec. Le Golf Club a vécu avec. La station a vécu avec. L’Omega European Masters s’y tient depuis 1939 sans que la dispersion des propriétaires n’ait jamais empêché un seul tournoi.
Et soudain, en août 2025, c’est urgent.
Soudain, c’est une question de survie.
Soudain, il faut exproprier.
I. CE QUI EXISTAIT AVANT
Le Syndicat des propriétaires des terrains du Golf existe depuis 1911. Plus de 370 membres. 635 000 m² au cœur de la station. Depuis plus d’un siècle, ces propriétaires mettent leurs parcelles à disposition du golf en échange d’une location annuelle.
Le système fonctionnait.
En novembre 2024, un nouveau contrat estival est signé entre le Syndicat et le Golf Club, valable jusqu’en 2031. Toutes les parties sont satisfaites.
Contrat signé. Parties satisfaites. Jusqu’en 2031.
Sauf pour l’hiver.
L’utilisation hivernale des terrains, ski de fond, ski de piste, promenades, Chemin des Lanternes fréquenté par 90 000 visiteurs par saison, n’est pas rémunérée. Les propriétaires s’estiment lésés. Leurs terrains sont valorisés par les communes. Sans contrepartie.
Voilà le fond du problème.
Pas une menace existentielle pour la station. Un désaccord sur une rémunération hivernale.
II. LA LETTRE D’OCTOBRE ET LA RÉPONSE EN TRENTE JOURS
Début octobre 2025, le Syndicat passe à l’action.
Une lettre est adressée aux trois communes du Haut-Plateau. Le message est écrit noir sur blanc : si rien ne change, l’accès hivernal sera refusé.
C’est une menace. Elle est réelle. Elle est documentée.
La réponse arrive moins d’un mois plus tard.
Pas une négociation. Pas une médiation. Pas une contre-proposition sur la rémunération hivernale.
Le 10 novembre 2025, une offre de rachat global est envoyée à chaque propriétaire. Prix : 25 francs le m². Et si refus : procédure d’expropriation.
Trente jours pour passer de zéro à l’expropriation.
Le prix moyen du m² immobilier à Crans-Montana en 2026 : CHF 8 590.
L’offre représente 0,3% du marché.
Pour Alain Viscolo, président du Syndicat, la manœuvre est « presque malhonnête, en tous cas très fantaisiste ».
Il n’a pas tort sur les chiffres.
III. LE RÉCIT OFFICIEL
Les communes ont leur version. Elle tient en trois arguments.
Premier argument : la dispersion des propriétaires crée un risque de blocage.
La multiplication des propriétaires augmente le risque de blocages décisionnels, avec des conséquences potentiellement graves si ces privés devaient refuser ou empêcher la pratique de certains loisirs.
C’est vrai. 370 propriétaires aux intérêts divergents, c’est 370 points de friction potentiels.
Deuxième argument : Pâques 2018.
Les trois communes rappellent que la station a déjà vécu un tel blocage en 2018, lorsque les remontées mécaniques avaient été fermées durant les vacances de Pâques. Cet événement illustre les effets qu’un désaccord peut avoir sur l’ensemble de la station.
Troisième argument : le droit les y autorise.
Le Tribunal fédéral a confirmé qu’une expropriation en vue d’aménager une infrastructure touristique était admissible. Les bases légales cantonales sont valides.
Trois arguments solides.
Jusqu’ici.
IV. CE QUE LE RÉCIT OFFICIEL OUBLIE DE DIRE
Pâques 2018. Les communes y reviennent comme à un traumatisme fondateur.
Elles oublient de dire pourquoi ce traumatisme a eu lieu.
Les communes valaisannes avaient peu à peu perdu leur majorité de blocage dans CMA SA. Elles avaient regardé leur participation fondre sans réagir. Elles s’étaient retrouvées à la merci d’un milliardaire tchèque dont les intérêts divergeaient des leurs.
Ce n’est pas Vitek qui leur a volé leurs remontées mécaniques.
Elles les ont bradées en 2003. Elles ont regardé partir leurs parts une à une. Elles ont renoncé à des poursuites pénales documentées pour ne pas froisser leur investisseur providentiel. Elles ont fini par vendre à Vail Resorts pour 118,5 millions. Elles détiennent aujourd’hui 12% de leur propre domaine skiable.
La leçon retenue de cette séquence, c’est donc : exproprier les autres plus vite.
Pas : mieux gérer ce qu’on possède.
V. LA QUESTION QU’ON NE POSE PAS : L’OMEGA EUROPEAN MASTERS
Aucun communiqué officiel ne cite le tournoi.
C’est précisément ça qui mérite attention.
L’Omega European Masters se tient à Crans-Montana depuis 1939. 50 000 spectateurs par an. Événement inscrit au DP World Tour. L’un des plus anciens tournois européens sur le même parcours.
Depuis douze ans, des rénovations majeures sont conduites chaque automne sur le parcours Ballesteros. Trou 8 reconstruit en 2024. Trou 7 prévu en 2025. Des investissements lourds, continus, planifiés.
Sur des terrains dont 80% appartiennent à des privés.
Les grandes organisations sportives mondiales ne confient pas leurs événements phares à des sites dont la gouvernance foncière est fragile. Elles posent des conditions. Elles demandent des garanties. Elles signent des contrats qui protègent leurs intérêts sur plusieurs cycles.
Le DP World Tour a-t-il posé des conditions sur la sécurisation des parcelles ? Existe-t-il une clause dans les contrats d’accueil du tournoi qui exige une gouvernance unifiée du foncier ?
Aucun document public ne le confirme.
Aucun élu ne répond à cette question.
Mais si un seul propriétaire refuse l’accès à sa parcelle pendant la semaine du tournoi, après une lettre d’octobre 2025 qui prouve que cette menace n’est pas théorique, c’est une catastrophe médiatique planétaire pour la station.
Les communes le savent.
Elles ne le disent pas.
VI. LE 1ER JANVIER 2026
Puis vient ce que personne n’avait prévu dans aucun plan stratégique.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, l’incendie du bar Le Constellation tue 41 personnes, dont la moitié de mineurs. 115 blessés graves. L’un des accidents les plus meurtriers de l’histoire contemporaine de la Suisse.
Treize personnes sont inculpées pour homicide et incendie par négligence. Parmi elles : les propriétaires du bar. Et des élus et employés communaux responsables de la sécurité. Le Constellation n’avait pas été contrôlé depuis 2019. La loi impose des visites annuelles.
Six ans d’écart entre l’obligation légale et la réalité.
Plus de vingt familles déposent une plainte civile contre la commune. Les experts estiment les dommages à plusieurs centaines de millions de francs. Le spectre de l’insolvabilité est évoqué.
Nicolas Féraud, le président de Crans-Montana qui avait signé l’offre de rachat des terrains du golf au nom de l’intérêt général, est auditionné comme prévenu pour homicide par négligence.
VII. LA CONTRADICTION QU’ON NE PEUT PLUS IGNORER
Le Syndicat des propriétaires avait dénoncé une conception de l’intérêt public « à géométrie variable ».
Après le Constellation, cette formule n’est plus une opinion.
C’est un document.
La commune qui voulait exproprier 370 propriétaires privés parce que la multiplicité des détenteurs représente un risque de gouvernance n’a pas contrôlé un seul établissement recevant du public pendant six ans.
Son responsable de la sécurité a invoqué un manque de ressources et des priorités concurrentes pour expliquer l’absence de contrôles.
La même commune dont le budget 2026 prévoyait des investissements pour l’acquisition des parcelles du golf.
Elle avait prévu de l’argent pour racheter des terrains.
Elle n’en avait pas pour contrôler ses bars.
VIII. CE QUI RESTE SANS RÉPONSE
En mars 2026, la bourgeoisie de Lens vote oui au rachat à 25 francs le m², 31 voix contre 3. Le front des propriétaires commence à se fissurer.
La procédure avance.
Mais les questions fondamentales n’ont pas de réponse publique.
Quel investisseur privé sérieux s’associera à court terme avec une commune dont l’exécutif est sous enquête pénale ? Quelle entité signera une concession de gestion des parcours de golf avec une institution qui risque une mise sous tutelle financière ?
Et surtout, la question la plus simple.
Celle que le Constellation a rendue impossible à esquiver.
Comment une commune qui n’a pas su gérer ce qu’elle administrait déjà justifie-t-elle d’en réclamer davantage ?
La logique du rachat n’est pas fausse dans son principe.
La dispersion de 370 propriétaires est un vrai risque structurel. La menace hivernale était réelle et documentée. L’Omega European Masters est l’actif économique le plus précieux que la station possède encore.
Mais une institution qui invoque l’intérêt général pour exproprier doit d’abord démontrer qu’elle gère l’intérêt général qu’elle exerce déjà.
Crans-Montana n’a pas cette démonstration à faire.
Elle en a une autre.
Répondre à 41 familles.
Et expliquer pourquoi, pendant que ses juristes préparaient les dossiers d’expropriation, personne n’avait trouvé le temps d’inspecter le sous-sol d’un bar bondé de mineurs.
Xavier Bestenheider
À ce propos, voir mon coups de gueule tel que je l’avais rédigé pour la dernière assemblée primaire de Crans-Montana, 15 jours avant le drame :
WAF / Actualité du 15 decembre 2025 CI-DESSOUS...
WAF / Actualité du 01 janvier 2026
DRAME DE CRANS-MONTANA
EXTRAIT TSR 19h30 du 01-01-2026
Témoignage de Laetitia PLASS, 17 ans, survivante indemne, par la grâce de Dieu...

WAF / Actualité du 15 decembre 2025





















